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La prostatectomie radicale

Elle consiste en l’ablation totale de la prostate et des vésicules séminales.
Elle peut être associée à l’ablation de ganglions pendant le même geste opératoire.
Elle est souvent pratiquée si le cancer est localisé à la glande.

Existe-il différentes voies d’abord pour pratiquer cette chirurgie ?

Oui, ces différentes voies d’abord sont envisageables et doivent être adaptées à chaque patient, en fonction des caractéristiques de son cancer et de sa prostate.
Votre urologue discutera avec vous des voies d’abord possibles et plus particulièrement de celle qui lui parait être :

  • la plus efficace en terme de guérison de votre cancer,
  • et la meilleure en termes de préservation de la continence et de la sexualité.

Votre urologue a été formé et peut vous proposer l’ensemble des voies d’abord permettant de réaliser une prostatectomie radicale :

Consultation

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Centre d’Urologie du Val d'Ouest

04 72 19 31 84

Centre d’Urologie de la Sauvegarde

04 72 17 72 16
04 37 49 66 77

Techniques opératoires

L’intervention est réalisée dans la très grande majorité des cas par voie mini invasive coelioscopique, en utilisant 5 à 6 trocards.
Les douleurs et la durée d’hospitalisation sont ainsi considérablement diminuées (2 à 3 jours d’hospitalisation).

Après l’ablation de la glande prostatique

  • Sonde urinaire
    Suite à l’ablation de la prostate, le chirurgien doit rétablir une connexion anatomique entre le canal de l’urètre (par lequel transite l’urine pour être évacuée) et la vessie. Quelle que soit la technique chirurgicale employée, cette procédure nécessite la mise en place temporaire d’une sonde urinaire qui peut générer un certain inconfort. Le patient sort généralement avec sa sonde urinaire qui sera retirée par une infirmière à domicile au bout d’une semaine.
  • Drains
    Des drains sont parfois posés temporairement afin d’évacuer les épanchements liquides (sérum sanguin) générés par l’intervention. Ils sont retirés après 1 ou 2 jours.

Quels sont les principaux risques fonctionnels de cette intervention ?

L’opération n’est pas sans risques, d’autant qu’il s’agit d’une zone extrêmement délicate en contact étroit avec des structures assurant la continence et les érections.

  • L’incontinence urinaire :
    Le plus souvent, il s’agira plutôt d’une incontinence transitoire, qui disparaitra quelques semaines ou mois après la chirurgie.
    Dans 2 % à 4 % des cas, elle est totale et irréversible. Elle peut justifier d’une prise en charge chirurgicale qui sera adapté à son importance.
  • L’impuissance :
    L’impuissance concerne une proportion importante de patients après l’opération, que le chirurgien ait pu ou non préserver les nerfs de l’érection.
    Des méthodes médicales (lien : dysérection) peuvent permettre de retrouver une vie sexuelle satisfaisante dans l’attente d’une récupération spontanée ou en l’absence de récupération spontanée.
  • Absence d’éjaculation

Comment savoir si je suis bien guéri après la prostatectomie radicale ?

Après la chirurgie, il faudra effectuer régulièrement des dosages de PSA pour vérifier que tout est bien rentré dans l’ordre.