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Traitements de l’hyperactivité vésicale

Il y a de nombreux traitements de l’hyperactivité vésicale, compliquée ou non d’incontinence urinaire, sur le même mode que l’incontinence urinaire d’effort : la kinésithérapie, les médicaments, le laser GYNELASE, la chirurgie.

La rééducation du plancher pelvien, le laser Gynelase et les médicaments.
Il s’agit d’une véritable rééducation périnéale et sphinctérienne, surtout indiquée lorsque la musculature pelvienne est déficiente. Cet acte doit être pratiqué par un kinésithérapeute diplômé d’état spécialiste doté d’appareils spécialisés (électrostimulation). Quinze à Vingt séances de kinésithérapie sont généralement nécessaires.

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Dans le cas particulier de l’hyperactivité vésicale, une thérapie cognitivo comportementale peut être associée afin de permettre une rééducation vésicale efficace et développer des techniques de désamorçage principalement en cas d’urgenturie.

Les thérapies hormonales peuvent être efficaces pour certaines formes d’incontinence en association avec de la rééducation.
Il s’agit d’oestrogénothérapie locale afin de lutter contre la carence oestrogénique post méopausique.
En alternative ou en cas d’echec de ces traitements, le laser Gynelase pourra vous être proposé par votre urologue spécialiste.

Les médicaments efficaces dans l’hyperactivité de vessie peuvent être des anti cholinergiques, mais également les Béta 3 mimmétiques.

Le TENS (neurostimulation du nerf tibial) peut être proposé en seconde intention.

Les techniques chirurgicales actuelles, peu invasives, sûres et efficaces

En seconde intention, deux principales techniques chirurgicales ont été développées pour améliorer la qualité de vie des patients atteintes d’hyperactivité vésicale.

La neuromdulation des racines sacrées

Il s’agit d’une technique invasive dont le principe est de placer une électrode de stimulation d’une racine sacrée S3 dont l’objectif est d’inhiber l’activité de votre vessie.
Cette électrode est alimentée par un boitier qui est placé sous la peau, généralement au niveau de la fesse gauche à hauteur du bassin.
La chirurgie se déroule en deux temps, un geste sous anésthésie afin d’y placer une lécétrode dite teste, qui permettra de vérifier son efficacité durant les 15 jours qui suivent, puis une deuxième intervention qui consiste à placer l’éléctrode et le boitier définitif si l’efficacité est significative pour la patiente.
Dans le cas contraire, l’éléctrode test est retirée.

L’efficacité est de l’ordre de 50% selon les études, et un retrait de matériel est observé de 20 à 40%.

L’injection intra détrusorienne de toxine botulique (BOTOX®)
L’alternative à la neuromodulation des racines sacrées est l’injection dans le muscle de la vessie (le detrusor), de toxine botulique. Ces injections ont pour rôle de réduire le syndrome d’hyperactivité vésicale en « paralysant » les fibres musculaires vésicales.

Cette intervention est réalisée au bloc opératoire sous légère anesthésie locale ou sédation, et consiste en l’injection en 20 ou 30 points de toxine botulique 50UI. (voir photo).
L’efficacité est bonne, de l’ordre de 80%, mais transitoire (peut durer jusqu’à 6 mois).
Des nouvelles injections peuvent être nécessaire tous les 6 mois.
Le principal effet secondaire de telles injections est la rétention chronique urinaire (de l’ordre de 3 à 4% selon les études).