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RAAC : Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie

La réhabilitation précoce après chirurgie est née dans les années 1990, avec principalement le Professeur H. Kehlet qui a développé les premiers protocoles « fast track » en chirurgie colique. De nombreuses études ont été réalisées depuis, toutes montrant l’avantage de tels protocoles sur la durée de séjour et le taux de complications post opératoires. Ces dernières, premiers objectifs de ces programmes, ont été respectivement diminuées de près de 30% et de 50% par rapport à la chirurgie conventionnelle dans une méta analyse regroupant plus de 450 patients opérés d’une chirurgie colique.

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Le deuxième pilier de la réflexion de Kehlet est l’association du patient à ses soins, en le replaçant au centre de sa prise en charge. Le patient est acteur de sa réhabilitation et peut influencer les décisions du corps médical en fonction de ses sensations. Il reçoit une information claire et détaillée sur les différentes étapes de sa prise en charge.

Enfin, la pluridisciplinarité des soins est mise en avant par ces pionniers, outrepassant le binôme anesthésistes – chirurgiens, en responsabilisant les équipes para médicales, actrices indispensables pour permettre une adhérence parfaite d’un tel protocole.

“The greater the ignorance, the greater the dogmatism.”
Sir William Osler (1849 –1914) In:
Montreal Medical Journal, September 1902

L’ensemble de ces piliers a été particulièrement développé par la chirurgie digestive principalement dans les pays nordiques comme la Suède et le Danemark.
Elle est très présente sur la Clinique de la Sauvegarde, menée en particulier par toute l’équipe d’anesthésie mais également les autres équipes chirurgicales comme la chirurgie digestive ou l’orthopédie.
Les chirurgies de la prostate (prostatectomie radicale), du rein (néphrectomie partielle ou totale élargie), mais plus particulièrement de la vessie (cystectomie, cysotprostatectomie ou pelvectomie antérieure), sont responsables d’une morbi-mortalité non négligeable justifiant la réflexion de la création d’un protocole de réhabilitation similaire à celui de chirurgie digestive.

En urologie, les protocoles de réhabilitation précoce peuvent être appliqués à des chirurgies majeures. Ils ont intégré depuis peu les recommandations de nos sociétés savantes (Association Française d’Urologie). ERAS (Enhanced Recovery After Surgery) a également publié les recommandations en chirurgie urologique pour la cystectomie radicale.

Ces protocoles impliquent une modification des pratiques qui nécessite l’adhésion de l’ensemble des intervenants (chirurgiens, anesthésistes, cadres infirmières, infirmières, secrétaires…) dans le chemin clinique du patient. De la consultation pré opératoire à la sortie du service, le but est de permettre une réduction de la durée de séjour et des complications majeures.

Vous serez donc accompagnés dès le début de la prise en charge par votre urologue, mais également par un ou une infirmière formée à l’annonce des diagnostics difficiles. Ce ou cette dernière vous décrira le chemin clinique de façon précise et répondra à toutes vos interrogations afin de réduire au maximum le stress chirurgical. Un bilan complet sera réalisé et suivi par des prestataires à domicile.

Après votre chirurgie, des consignes de réhabilitation seront appliquées par l’équipe médicale et paramédicales, axées principalement sur la mobilisation précoce dès le jour même de votre intervention, ainsi qu’une réalimentation plus rapide.