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Sténose du col de la vessie

La sténose du col de la vessie est particulière par sa localisation. Elle est, dans la très grande majorité des cas, secondaire à des chirurgies de la prostate (prostatectomie, résection de la prostate, énucléation d’adénome de la prostate) ou à la radiothérapie.

Tout comme la sténose de l’urètre et l’hypertrophie bénigne de la prostate, elle est responsable de troubles de la vidange vésicale, avec des risques à plus ou moins long terme de calculs vésicaux, d’infections urinaires, d’hyperactivité vésicale ou, à l’inverse, de rétention d’urine et d’insuffisance rénale.

Si la sténose concerne également le sphincter urinaire, situé sous la prostate chez l’homme ou sous le col de la vessie chez la femme, elle peut être responsable de fuites urinaires.

Quelles prises en charge?

La prise en charge repose, en première intention, sur une urétrotomie interne ou une résection du col de la vessie. Il s’agit d’une chirurgie endoscopique, réalisée sous anesthésie générale, permettant d’ouvrir le col de la vessie et de retrouver un diamètre satisfaisant. Comme pour la sténose de l’urètre, une récidive peut survenir en cas de mauvaise cicatrisation.

En cas de récidive, une chirurgie de correction apportant du tissu sain peut être proposée :

  • Plastie en Y-V du col de la vessie : elle consiste à apporter un petit lambeau de vessie. Cette intervention est réalisée sous anesthésie générale, par voie cœlioscopique assistée par robot. La sténose est incisée par voie abdominale (incision en Y), puis un lambeau vésical (V) est utilisé pour combler le défect et restaurer un diamètre correct.

  • Plastie du col avec greffe de muqueuse buccale : le même abord peut être utilisé, en apportant de la muqueuse buccale après un premier temps par voie endoscopique visant à réséquer la sténose.

Dans tous les cas, une sonde urinaire est laissée en post-opératoire le temps de la cicatrisation. Une seconde sonde, dite sus-pubienne, peut également être mise en place durant la chirurgie afin d’éviter le passage des urines sur la zone opérée pendant la phase de cicatrisation.