La cystectomie radicale

Elle consiste en l'ablation complète de la vessie. Elle est accompagnée d'un curage des ganglions drainant le pelvis. Un système de dérivation des urines est alors nécessaire.

Chez l'homme, cette intervention enlève aussi la prostate, des vésicules séminales et une partie de l'urètre.

Chez la femme, l'utérus, les ovaires, les trompes ainsi que l'urètre et la paroi antérieure du vagin sont enlevés.

Elle est, généralement, indiquée lorsque la tumeur est infiltrante et qu'elle envahit le muscle de la vessie. Elle est parfois réalisée dans les formes de polypes multi-récidivantes, en ceci malgré plusieurs résections de vessie et des instillations endovésicales.

Cette opération est le plus souvent précédée d'une chimiothérapie dite néo adjuvante, généralement composée de 4 cycles espacées de deux semaines.

La cystectomie justifie dans la plupart des cas une surveillance en soins intensifs. En effet, la période post opératoire immédiate est marquée par le contrôle de la douleur, de la fonction urinaire et du bon fonctionnement des dérivations, ainsi que de la reprise du transit.

  • La douleur est palliée par la prescription d'antalgiques, de préférence en évitant la morphine qui peut retarder la reprise du transit et en utilisant un cathéter de péridurale qui a été placé juste avant l'intervention
  • La fonction urinaire est surveillée par des prises de sang. L'urine est drainée par des sondes : une dans chaque rein. Le site opératoire est drainé par un ou deux drains extériorisés de part et d'autre de l'incision abdominale.
  • L'équipe veille à ce que le patient soit rapidement levé et reprenne une autonomie le plus rapidement possible. L'écoute du patient est fondamentale, pour le contrôle de la douleur et l'acceptation psychologique de l'intervention par le patient. C'est un élément essentiel au programme de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC) dans lequel nous sommes particulièrement engagés
  • La durée d'hospitalisation est d'environ 10 jours. Le patient devient progressivement autonome afin de vivre un retour au domicile dans de bonnes conditions.
  • Les sondes urétérales sont retirées entre 8 et 10 jours.
  • Le patient est revu rapidement en consultation, afin que l'équipe s'assure : du bon fonctionnement des stomies ou du remplacement vésical et adapte les traitements et la surveillance par une infirmière ou des aides à domicile, si nécessaire.

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