Le cancer du rein

Il représente environ 1 à 2% des cancers de l'adulte.
Il touche en général un homme entre 50 et 60 ans.

Le cancer du rein n'est pas attribuable à une cause unique, mais certains facteurs pourraient accroître le risque :

  • tabagisme.
  • obésité.
  • utilisation prolongée de la phénacétine, un analgésique.
  • dialyse de longue durée.
  • certaines maladies génétiques.

Quels sont les signes de la maladie ?

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Quels sont les examens complémentaires à faire et à quoi servent-ils ?

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Quels sont les possibilités de traitements ?

Il existe différents traitements pouvant être utilisés seuls ou en combinaison. L'ablation du rein (néphrectomie) est habituellement la première étape de la prise en charge. Cependant, chaque cas est particulier. Votre urologue discutera avec vous de la prise en charge en fonction de votre maladie.

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Les signes de la maladie

Le cancer du rein peut se développer pendant une longue période de temps sans qu'aucun signe ou symptôme ne se manifeste.

De plus en plus souvent, les cancers du rein sont découverts de façon fortuite grâce à l'utilisation accrue de l'échographie et du scanner.

Les signes et symptômes décrits ci-dessous ne sont pas nécessairement annonciateurs d'un cancer du rein ; ils peuvent en effet avoir d'autres causes :

  • présence de sang dans l'urine,
  • douleur à l'arrière et sur le côté de l'abdomen, et sous les côtes,
  • masse palpable dans région de l'abdomen,
  • fièvre isolée, une perte de poids, une anémie.

Les examens complémentaires

Les examens complémentaires qui vont vous être demandés ont pour objectif de faire le bilan de votre maladie :

  • localement pour rechercher une extension de votre cancer au delà de l'enveloppe du rein, des ganglions dans la région autour du rein ;
  • et à distance pour évaluer la présence de métastases.

La vitesse de sédimentation est très élevée. Elle est obtenue par simple prise de sang.

L'échographie rénale confirme que la lésion est pleine et hétérogène.

Le scanner abdomino-pelvien donne des images précises permettant de délimiter la tumeur, de voir ses rapports avec les organes de proximité, de contrôler si les ganglions sont atteints. Ce scanner se fait avec injection dans les veines de produit de contraste.

Une fois le diagnostic de cancer du rein suspecté, un bilan préopératoire précise l'extension de la tumeur. Il consiste en la réalisation d'autres examens radiologiques devant préciser s'il existe des atteintes d'autres organes.

Les possibilités de traitement

Le choix du traitement repose sur les points suivants : le type de cancer diagnostiqué, son grade (degré de malignité), son stade, les preuves scientifiques de l'efficacité du traitement pour ce type de cancer ainsi que votre état de santé général.

La chirurgie

Elle consiste en l'ablation (néphrectomie) totale ou partielle du rein atteint et de certains tissus avoisinants. La décision de recourir à la chirurgie dépend de l'emplacement de la tumeur et de sa proximité avec des organes vitaux. L'autre rein est généralement capable de prendre la relève et d'effectuer toutes les fonctions qui étaient auparavant remplies par les deux reins.

La chimiothérapie

Elle consiste en l'administration de médicaments empêchant le développement et la propagation des cellules cancéreuses. Ces traitements peuvent affecter des cellules saines et provoquer des effets secondaires : nausées, vomissements, perte d'appétit, fatigue, perte des cheveux et risques accrus d'infection. La plupart des patients tolèrent relativement bien la chimiothérapie et ses effets secondaires peuvent habituellement être atténués ou maîtrisés.

La thérapie biologique

Elle utilise des protéines spéciales ou de substances (semblables à un vaccin) pour combattre les cellules cancéreuses ou renforcer la capacité du système immunitaire à les éliminer. Les nouvelles thérapies géniques visent à réparer les gènes anormaux à l'origine de cellules cancéreuses. Les effets secondaires associés à la thérapie biologique sont généralement légers.

La radiothérapie

Elle consiste en la déstruction des cellules cancéreuses par des rayons X de haute énergie. Elle peut affecter les tissus sains entourant la tumeur, mais ses effets secondaires peuvent généralement être maîtrisés. La radiothérapie est rarement utilisée pour traiter le cancer du rein, mais elle peut se révéler utile si les cellules cancéreuses se sont propagées aux os.

Les traitements

Le traitement de ces tumeurs repose sur leur ablation, parfois sur leur destruction.

L'ablation

Dans le cas de tumeurs déjà très volumineuses, l'intervention chirurgicale va nécessiter l'ablation de la tumeur ainsi que du rein (néphrectomie totale).
Mais le plus souvent, seule la tumeur est enlevée (néphrectomie partielle).

L'ablation de la tumeur est une opération délicate et il existe un risque d'hémorragie postopératoire mais également de fistule (fuite) urinaire.

L'intervention est réalisée soit en chirurgie ouverte classique soit en chirurgie laparoscopique (examen visuel direct de la cavité abdominale, au moyen d'un endoscope).
L'intervention laparoscopique permet de diminuer la taille de l'incision utilisée en chirurgie conventionnelle et de ce fait de diminuer les douleurs postopératoires, la durée du séjour et de la convalescence.
La laparoscopie permet de réaliser l'intervention avec des instruments miniaturisés introduits par de simples orifices cutanés de quelques millimètres et une caméra introduite également dans l'abdomen. Pour créer de l'espace, nécessaire à la vision, du gaz carbonique est insufflé dans la cavité abdominale. Le geste réalisé est tout à fait comparable au geste qui est fait en chirurgie ouverte conventionnelle.
Cette technique de laparoscopie est maintenant utilisée en routine dans un grand nombre d'interventions chirurgicales.

La durée d'hospitalisation est généralement de 2 à 5 jours.

La destruction

Certaines tumeurs peuvent être détruites sur place en utilisant soit une méthode thermique, la radiofréquence, soit une méthode de nécrose par congélation, la cryothérapie. Dans ce cas, le repérage de la lésion, guidé par l'imagerie est primordial. Le geste est le plus souvent réalisé en collaboration avec les médecins radiologues.

Néphrectomie

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Néphrectomie partielle

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