La prostatite

Contrairement aux autres troubles liés à cette glande, la prostatite ou infection de la prostate touche majoritairement l'homme jeune, dans la trentaine.

Moins célèbre que le cancer ou l'hypertrophie, cette infection est tout de même l'objet de deux millions de consultations chaque année en France et représente 8 % à 9 % des visites chez un urologue.

Quels sont les symptômes de la prostatite aigue ?

Dans sa forme aiguë, l'infection de la prostate constitue une urgence médicale.
À l'origine de l'infection, le plus souvent, une bactérie venue de l'intestin.

Les symptômes ressemblent à ceux d'une infection urinaire :

  • Fièvre importante avec altération de l'état général,
  • courbatures, fatigue intense,
  • douleurs au moment d'uriner, envies pressantes et fréquentes,
  • parfois sang à la fin de la miction.

Comment est fait le diagnostic de prostatite aigue ?

Le diagnostic s'établit à partir d'un toucher rectal et d'une analyse de sang et d'urine.
À la palpation, la prostate est gonflée et très douloureuse. Une fois le diagnostic posé, l'analyse de sang permettra de déterminer quel est le germe responsable de l'infection.

Quel traitement pour les prostatites aigues ?

Le traitement se fait par antibiotiques, avant même d'avoir trouvé le germe responsable. Une fois qu'il sera déterminé, on pourra affiner le traitement en fonction du germe responsable. Trois à six semaines d'antibiotiques sont en général nécessaires pour se débarrasser de l'infection.

Y-a-t-il un risque de développer une forme chronique ?

La prostatite chronique est plus complexe à diagnostiquer.
Les symptômes sont changeants d'une personne à l'autre. Douleurs abdominales ou à l'éjaculation, écoulement plus ou moins trouble par l'urètre, etc.

Le diagnostic repose sur des prélèvements des sécrétions prostatiques afin de mettre en évidence la présence d'éventuelles bactéries. Si elles sont là, un antibiotique devrait permettre de guérir l'infection.

Pour cette forme chronique de la prostatite, certains facteurs de risques ont été identifiés. Fumer, avoir un régime hypercalorique, souffrir de constipation, avoir des partenaires multiples sembleraient augmenter la probabilité d'être malade.