Les anomalies de la verge

Le prépuce est le repli cutané et muqueux qui recouvre l'extrémité de la verge aussi appelée gland.

Le prépuce peut être le siège de nombreuses anomalies qui surviennent soit de façon congénitale soit de façon acquise.

Je ne parviens pas à découvrir le gland.
En savoir plus

J'ai des douleurs lors des érections ou des rapports sexuels.
En savoir plus

J'ai des douleurs du gland depuis que je suis décalotté.
En savoir plus

Il existe une solution à ces problèmes liés à une anomalie du prépuce. Si une intervention est indiquée, il faut savoir que le traitement chirurgical des anomalies du prépuce reste un geste simple, mais cette simplicité ne doit pas faire ignorer les risques chirurgicaux qu'il présente. Une bonne technique conduit toujours à un résultat satisfaisant.

Vous pouvez discuter avec votre urologue des risques et complications potentiels de cette chirurgie. Il vous remettra lors de votre consultation la fiche d'information de l'Association Française d'Urologie, qu'il vous commentera. N'hésitez pas à lui poser toutes les questions que vous souhaiteriez.

Phimosis

Parfois la partie terminale du prépuce peut être étroite et ne permet plus ou difficilement de découvrir le gland : c'est le phimosis. Il peut être d'origine congénitale ou (le plus souvent) acquis.

Les situations pathologiques à l'origine de ce phimosis sont :

  • En général, une infection locale appelée balanite (infection de la peau du gland et de la muqueuse du prépuce - partie de la peau du prépuce qui est directement au contact du gland) que l'on peut voir lorsque l'hygiène locale est insuffisante, mais parfois aussi dans le cadre du diabète qu'il convient de rechercher lorsqu'un phimosis survient à l'âge adulte ;
  • Parfois après un traumatisme local en particulier après une tentative de décalotter sur un prépuce déjà un peu serré. Il arrive parfois que dans ces conditions, le phimosis peut être à l'origine de douleurs lors des érections ou des rapports sexuels.

Chez l'adulte, le traitement du phimosis est toujours chirurgical.

Dans les cas de phimosis peu prononcés, le chirurgien pourra proposer une intervention bénigne, une plastie de Duhamel, qui consiste à élargir le prépuce, ce qui permet de la conserver.

Habituellement, il faut recourir à la circoncision (posthectomie), c'est-à-dire à l'ablation complète du prépuce du prépuce.

Le traitement chirurgical des anomalies du prépuce reste un geste simple, mais cette simplicité ne doit pas faire ignorer les risques chirurgicaux qu'il présente. Une bonne technique conduit toujours à un résultat satisfaisant.

Vous pouvez discuter avec votre urologue des risques et complications potentiels de cette chirurgie. Il vous remettra lors de votre consultation la fiche d'information de l'Association Française d'Urologie (format pdf : posthectomie), qu'il vous commentera. N'hésitez pas à lui poser toutes les questions que vous souhaiteriez.

picture_as_pdf Imprimer la fiche d'information de l'association française d'urologie

Brièveté du frein

La brièveté du frein du prépuce, qui est un repli muqueux longitudinal entre le gland et la base du prépuce, peut être à l'origine d'une bascule du gland responsable de douleurs lors des érections et des rapports sexuels. Souvent ce repli cède spontanément lors des premiers rapports sexuels et est parfois à l'origine d'un saignement parfois abondant mais toujours bénin. Parfois, s'il ne cède pas et occasionne des douleurs en érection, il peut être nécessaire de le sectionner chirurgicalement.

le traitement chirurgical des anomalies du prépuce reste un geste simple, mais cette simplicité ne doit pas faire ignorer les risques chirurgicaux qu'il présente. Une bonne technique conduit toujours à un résultat satisfaisant.

Vous pouvez discuter avec votre urologue des risques et complications potentiels de cette chirurgie. Il vous remettra lors de votre consultation la fiche d'information de l'Association Française d'Urologie (format pdf : posthectomie), qu'il vous commentera. N'hésitez pas à lui poser toutes les questions que vous souhaiteriez.

Paraphimosis

Le paraphimosis est une rétraction de l'anneau préputial en arrière du gland, source d'étranglement du gland. Il est à l'origine d'un oedème circulaire et de douleurs.

Un recallottage est indispensable en urgence. Dans les formes négligées, ce recallotage est parfois impossible et une sanction chirurgicale est nécessaire. Une circoncision ou posthectomie peut alors être associée à ce geste.

Le traitement chirurgical des anomalies du prépuce reste un geste simple, mais cette simplicité ne doit pas faire ignorer les risques chirurgicaux qu'il présente. Une bonne technique conduit toujours à un résultat satisfaisant.

Vous pouvez discuter avec votre urologue des risques et complications potentiels de cette chirurgie. Il vous remettra lors de votre consultation la fiche d'information de l'Association Française d'Urologie, qu'il vous commentera. N'hésitez pas à lui poser toutes les questions que vous souhaiteriez.

picture_as_pdf Imprimer la fiche d'information de l'association française d'urologie

Le cancer du testicule

Il s'agit de tumeurs assez rares avec une INCIDENCE de 3 à 4 cas pour 100 000 par an, soit environ 2 % des cancers masculins.

Ce sont des cancers de l'ADULTE JEUNE, mais on peut les voir avant 20 ans et après 40 ans.

Un testicule non en place dans la bourse ou encore descendu chirurgicalement est un facteur de risque de cancer de testicule. Sachant que 5 à 10 % des cas surviennent sur testicule ectopique, la PRÉVENTION réside dans la surveillance des sujets ayant nécessité une intervention pour ectopie testiculaire.

Le DÉPISTAGE doit être systématique.
En savoir plus

Comment se diagnostic la cancer du testicule ?
En savoir plus

Quel traitement en cas de tumeur testiculaire ?
En savoir plus

Existe-t-il un risque de stérilité associé au cancer du testicule ?
En savoir plus

picture_as_pdf Imprimer la fiche d'information de l'association française d'urologie

Le dépistage du cancer du testicule

Comment dépister le cancer du testicule ?

  • Lors de tout examen médical chez tous les sujets jeunes dont on doit examiner les bourses.
  • L'autopalpation testiculaire est importante à la recherche de toute modification du volume ou de la consistance des testicules.

Le diagnostic du cancer du testicule

Comment se diagnostic le cancer du testicule ?

Le SIGNE RÉVÉLATEUR du cancer du testicule est l'AUGMENTATION d'une partie ou de la totalité d'un testicule, en sachant bien que DES AFFECTIONS BÉNIGNES DONNENT LES MÊMES SIGNES.

Toute tuméfaction testiculaire nécessite :

  • des DOSAGES BIOLOGIQUES (marqueurs tumoraux en particulier)
  • un BILAN COMPLET (régional et général)
  • une EXPLORATION CHIRURGICALE qui confirmera le diagnostic et représentera la première phase du traitement.

Le traitement du cancer du testicule

Quel traitement en cas de tumeur testiculaire ?

L'orchidectomie

Elle consiste en l'ablation du testicule par un abord inguinal et sous anesthésie.

Elle est le premier temps obligatoire en cas de tout doute sur un cancer testiculaire.

Une prothèse testiculaire peut être mise en place dans le même temps opératoire selon les souhaits du patient.

Elle permet l'analyse du testicule.

Une conservation du sperme est proposée avant la mise en route du traitement auprès du CECOS.

Selon la nature du cancer testiculaire, une RADIOTHÉRAPIE ou une CHIMIOTHERAPIE pourront être proposés soit seul soit associés.

LES CANCERS DU TESTICULE ONT VU LEUR PRONOSTIC CHANGER D'UNE FAÇON SPECTACULAIRE AVEC LA CHIMIOTHÉRAPIE ET, AVEC UN MINIMUM DE VIGILANCE, ON DOIT LES GUÉRIR PRATIQUEMENT TOUS.

picture_as_pdf Imprimer la fiche d'information de l'association française d'urologie

Stérilité lié au cancer du testicule

Cancer du testicule et stérilité

Il existe 60% des hommes porteurs d'un cancer du testicule qui sont hypofertiles lors du diagnostic.

Seulement, 20 à 30 % de ces hommes porteurs d'une tumeur testiculaire ont un spermogramme normal 30 % des spermogrammes anormaux sont améliorés par le traitement (orchidectomie, curage et radiothérapie).

Après traitement, la spermatogenèse ne se juge que 2 ans après la fin du traitement.

Varicocèle

C'est une dilatation variqueuse de la veine spermatique.

Elle est rencontrée chez 10 à 15% des hommes.

Très souvent située à gauche, le varicocèle traduit une insuffisance veineuse.

Visible et palpable dans le cordon en position debout, elle est impulsive à la toux et lors de certaines manœuvres.

Elle peut être objectivée en échographie.

Les symptômes sont très variables. Le plus souvent, il est asymptomatique. Parfois, il peut entrainer une gêne fonctionnelle (pesanteur à l'effort), une tuméfaction du cordon, une réduction du volume du testicule et, parfois, une altération du spermogramme.

Existe-t-il des risques d'infertilité associés à cette anomalie ?

Son rôle dans l'infertilité est controversé.

Cette anomalie est présente chez 25 à 40 % des hommes venant consulter pour l'infertilité contre seulement 10 à 15 % des hommes dans la population générale.

La raison des défaillances de la spermatogenèse chez l'homme atteint de varicocèle reste globalement mal définie. L'une des hypothèses est que la défaillance serait due à la hausse de la température, associée à une accumulation de CO2 et d'autres substances nocives (notamment de stéroïdes surrénaux et de catécholamines) en raison de l'accumulation de sang dans les veines distendues.

Le rôle du varicocèle dans l'infertilité et son traitement sont extrêmement discutés. Toutefois, l'infertilité causée par le varicocèle réagit parfois favorablement à la prise en charge de ce varicocèle grâce à l'amélioration des caractéristiques du spermogramme observée.

Quelle prise en charge pour ce problème ?

Une prise en charge est, habituellement, envisagée s'il existe des douleurs de la bourse du côté du varicocèle et/ou s'il existe une franche différence de volume entre les deux testicules.

De même, dans le cadre d'une infertilité, il peut être envisagé une prise en charge du varicocèle.

En première intention, il est pratiqué une embolisation de la veine spermatique sous contrôle radiologique lors d'une hospitalisation de courte durée.

En cas d'échec de cettte embolisation, il peut vous être proposé par votre urologue la réalisation d'une ligature chirurgicale des veines spermatiques.

Votre urologue vous expliquera le principe de l'intervention, ses risques et complications potentiels. N'hésitez pas à lui poser toutes les questions que vous souhaiteriez.

Embolisation du varicocèle

Il s'agit d'un geste pratiqué au bloc opératoire, sous anesthésie, par un radiologue.

Le radiologue va introduire un cathéter dans la veine fémorale et le faire remonter jusqu'à la veine spermatique, l'y introduire, puis boucher la veine avec des ressorts et un produit sclérosant.

Le cathéter est ensuite retiré.

Vous passerez ensuite quelques heyres en salle de réveil, puis regagnerez votre chambre ou vous pourrez boire et manger léger.

Vous devrez rester strictement couché jusqu'au lendemain matin. Le pansement compressif sera alors enlevé. Vous pourrez ensuite rentrer chez vous.

L'avantage de cette technique est qu'elle est peu invasive et efficace dans 85% des cas. En cas d'échec de cette technique, une intervention chirurgicale peut alors être nécessaire.

Hydrocèle

L'hydrocèle est un épanchement de liquide entre les deux feuillets de la vaginale, tunique enveloppant le testicule.

L'hydrocèle gonfle la bourse. Le testicule reste normal.

C'est la gêne due au volume de la bourse, qui peut parfois être très important, qui incite à consulter.

Une chirurgie peut être indiquée dans le cas d'une hydrocèle volumineuse et/ou gênante. Elle consiste à aborder la bourse du coté de l'hydrocèle, à vider la poche et à enlever l'enveloppe dans laquelle le liquide est contenu afin d'éviter une récidive.

Comme toutes les interventions, cette chirurgie comporte des risques que votre urologue détaillera en vous remettant la fiche d'information de l'association française d'urologie. N'hésitez pas à lui poser toutes les questions que vous jugez nécessaires.

picture_as_pdf Imprimer la fiche d'information de l'association française d'urologie

Andrologie

Le pénis est constitué des corps caverneux, et du corps spongieux qui entoure le canal de l'urètre (canal permettant d'uriner) et se termine par le gland.
Lors de l'érection, les corps caverneux se chargent de sang comme une éponge, et dépend de nombreux facteurs comme l'âge, la qualité des vaisseaux qui irriguent le pénis, les muscles du périnée, le système nerveux, les hormones (testostérone), la partenaire, la libido et le contexte psychologique.

Les troubles de l'érection (autrefois appelés impuissance) sont l'incapacité à obtenir et maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle satisfaisante.

Principaux traitements des troubles de l'érection

Règles d'hygiène :

Arrêt du tabac, bon équilibre du diabète, discussion autour des médicaments délétères pour les érections...

Traitement médicamenteux :

Médicaments de la famille des inhibiteurs de phosphodiestérases de type 5 (sildenafil (Viagra©), vardenafil (Levitra©), tadalafil (Cialis©)). Ces médicaments seront prescrits après vérification de l'absence de contre-indications, notamment cardiaques, ou d'incompatibilité avec vos médicaments. Au besoin, un avis cardiologique sera demandé avant la prescription.

Un traitement hormonal peut être prescrit en cas de baisse avérée de la testostéronémie totale et en absence de contre indication (notamment le cancer de la prostate).

Injections intra caverneuses :

Il s'agit du traitement le plus efficace lors troubles de l'érection liés au traitement chirurgicale du cancer de la prostate. On injecte directement dans le pénis un traitement permettant l'érection : prostaglandine E1 (EDEX®). L'injection est réalisée avec une aiguille très fine ou un pistolet injecteur et est indolore. La première injection est effectuée en consultation puis le patient les réalisera seul à domicile une fois l'apprentissage terminé. L'érection survient 5 à 10 minutes après l'injection.
Le risque principal est l'érection prolongée ou priapisme : il s'agit d'une érection douloureuse et prolongée, supérieure à deux heures en absence de stimulation sexuelle.
En absence de résolution spontanée après une douche froide ou une marche, il faudra contacter EN URGENCE votre urologue ou le service d'urgences de plus proche. En effet, après 6 heures de priapisme, le risque est une destruction définitive des tissus érectiles de la verge.

Vacuum :

Il s'agit d'une pompe permettant une dépression autour de la verge. L'érection ainsi obtenue est maintenue grâce à un anneau élastique placé à la base de la verge.

Implants péniens ou prothèse de verge

Ce traitement chirurgical n'est indiqué qu'en cas d'échec (ou de contre-indication) des traitements moins invasifs. Il est composé de cylindres qui sont placés dans la verge, d'un ballon gonflable et d'une pompe placé dans le scrotum à côté du testicule. La prothèse est activée par action sur la pompe, permettant la rigidité de la verge et le rapport sexuel. L'érection spontanée n'est plus possible.
Les complications possible sont l'érosion ou l'infection de prothèse, imposant une reprise chirurgicale.

Enfin, dans tous les cas, un accompagnement psychologique et une sexothérapie vous seront proposés.